la revue de presse du mardi 7 septembre 2010
Encore une fois on a une double Une en 1re page de la Dépêche de Tahiti, ce matin. Avec tout d’abord l’actualité du jour, c’est-à-dire le risque de grève dans les écoles, dans le cadre de la mobilisation nationale contre la réforme des retraites.Le 2e sujet qui fait les gros titres de la Dépêche de ce mardi, c’est un projet de lotissement social à Taunoa. Baptisé projet Bougainville, il prévoit la construction de près d’une centaine d’appartements, répartis sur 3 imlmeubles de 5 étages. Mais ce projet ne plaît pas du tout aux riverains du quartier, qui ont fait une pétition pour le dénoncer. Pétition qui a déjà récolté quand même 1 164 signatures. Alors qu’est-ce qui les gêne dans le projet Bougainville ? Et bien tout d’abord la promiscuité entraînée par l’habitat en immeubles, et qui favoriserait les violences conjugales, ainsi que les trafics en tout genre, selon le porte-parole des contestataires. De plus d’un point de vue culturel, l’habitat en appartement ne correspondrait pas au mode de vie du polynésien. Et les mécontents vont rencontrer le président du Pays Gaston Tong Sang dès son retour de métropole pour lui faire part de tout ça.
De leur côté les Nouvelles de Tahiti n’en finissent plus de jeter de pavés dans la mare. Le dernier date d’aujourd’hui même, et il concerne le nouvel hôpital. Celui-ci devrait ouvrir ses portes à la fin du mois d’octobre, selon Jules Ienfa, le ministre de la Santé. Mais, et c’est un gros mais en l’occurrence, la prise en charge de son coût n’est toujours pas réglée. Son coût, ou plutôt son surcoût puisque le fonctionnement de ce nouveau centre va nécessiter à peu près 20 milliards de francs par an, c’est-à-dire 1,4 milliards de plus que l’hôpital Mamao. 1,4 milliards qu’il va encore falloir payer, titrent d’ailleurs fort judicieusement les Nouvelles du jour. Et figurez-vous qu’on est peut-être même encore en dessous de la vérité, puisque la CTC (Chambre Territoriale des Comptes) estime pour sa part le surcoût de fonctionnement à 3 milliards de francs, autrement dit le double, et cela sans même compter les frais du déménagement de Mamao à Pirae, qui sont évalués à environ 1 milliard, qui viennent donc s’ajouter à la note totale. Alors qui va payer ? questionne le journal. A l’heure d’aujourd’hui, le Pays montre du doigt la CPS. Et vice-versa… Moralité : Pays et CPS se renvoient la balle. Seul le ministre de la Santé donne un début de réponse, en assurant que le surcoût sera pris en charge par les 3 régimes de la CPS.

