La revue de presse du 23 juin 2010
C’est la guerre dans vos journaux. La guerre entre les Nouvelles de Tahiti et Gaston Flosse. Hier, Gaston Flosse a dit, sur le blog de sa partisane Christine Bourne, au sujet de la rédactrice en chef des Nouvelles : "On serait au 19e siècle, si vous étiez un homme, je vous provoquerais en duel et je vous flinguerais." Les Nouvelles semblent en rire ce matin. Muriel Pontarollo titre son édito "Flosse joue les tontons flingueurs". Les Nouvelles de Tahiti qui publient aussi les propositions du Tahoeraa pour la réforme du mode de scrutin. Propositions faites à la mission de Jacques Barthélémy. Le parti orange qui propose de découper Tahiti en 5 circonscriptions pour les élections. Et selon les calculs des Nouvelles de Tahiti, ce découpage serait en défaveur de l’UPLD.
La guerre aussi entre la police de Papeete et les rae rae du centre ville. Une vaste opération de contrôle des prostitués exerçant dans le centre ville de Papeete s’est déroulée vendredi dernier. Alors que d’habitude, les forces de l’ordre se contentent de réprimer le racolage interdit par la loi, cette fois, la police, épaulée par les douanes et le service des contributions, s’est intéressée aux revenus des travailleurs de la nuit. Six raerae ont été conduits en garde à vue, trois ont été placés en redressement judiciaire ! C’est ce que la Dépêche appelle "l’incroyable légalisation du racolage"…
La guerre enfin entre la presse et l’équipe de France. La Dépêche de Tahiti met en photo Raymond Domenech qui se prend la tête entre les mains. Avec ce titre : "Que les yeux pour pleurer". Les Nouvelles de Tahiti titrent ce matin : "Les Bleus jusqu’au bout du ridicule". Le New York Times met du soccer à la une. C’est très rare, il faut donc le souligner. Le journal de l’élite New Yorkaise titre : "La honte totale" des Bleus. En Irlande, l'Irish Times traite les Français de "ridicules qui s'écrasent et se consument". The Examiner s'apitoie sur le sort de Raymond Domenech "triste qui se lamente sur un rêve brisé". En Espagne, El Mundo a choisi des mots très durs : "cadavres en putréfaction" ou encore "morts vivants" ! En Angleterre, The Sun titre "La fin", et The Guardian fait un joli jeu de mot en français : "Sacrebleu" ! Mais le meilleur jeu de mot sur le sujet, c’est un titre de Libération, qui parle du désamour des supporters français pour leur équipe de football. Le titre est le suivant : "Les Français, pas fanas, pas fanas !"

