La revue de presse du 11 juin 2010
La grève, les Nouvelles de Tahiti appellent ça une "prise d’otages générale", ou encore des "petits blocages entre amis". Car, "en guise de grève générale, c’est une grève entre syndicalistes que le collectif a déclenchée hier. La mobilisation n’était pas au rendez-vous, pas plus dans le public que dans le privé, ce qui n’a pas empêché les leaders syndicaux et leurs représentants de bloquer les points stratégiques de Tahiti (CPS, port, aéroport). Tout ça pour exiger, auprès du gouvernement et du haussariat, l’arrêt des licenciements. Et puis les Nouvelles de Tahiti nous expliquent pourquoi Cyril Le Gayic a claqué la porte des négociations hier. C’est le mot « réquisitions » qui ne lui a pas plu à Cyril Le Gayic. Les réquisitions du haut-commissariat pour assurer la sécurité minimale à l’aéroport. Cyril Le Gayic appelle ça de la séquestration. Ronald Terorotua estime que c’est "une mauvaise idée de l'Etat français"....
Allez les Bleus ! C’est le titre, en bleu-blanc-rouge, de la Dépêche de Tahiti ce matin. Avec un avertissement de Bertrand Prévost à Raymond Domenech. "Le premier examen de philo n’est pas décisif, celui d’histoire commence à l’être, celui de maths n’en parlons pas", a dit Raymond Domenech. "Il y a des coups au c… qui se perdent, des heures de colle qui pendent au nez", lui répond le journaliste de la Dépêche. Non mais sérieux, interview dans la Dépêche, écoutez un peu. Un journaliste de l'AFP lui demande : "Vous avez répété que l’important était d’être prêt le 11 juin : l’êtes vous ? - On est que le 10 !, répond Domenech ! Le serez vous le 11 ? - On espère être plus prêt que les Urugayens mais sans aucune garantie." C'est d'une mauvaise foi insupportable ! Ce qui fait écrire à Bertrand Prévost : « Sache une chose Raymond, cette équipe de France, malgré tout, on l’aime bien, on ne veut pas attendre quatre ans de plus pour le lui dire. »

