La revue de presse du 4 mai 2010
Et si Flosse tombait demain ? Hypothèse proposée ce matin par les Nouvelles de Tahiti. Vous vous souvenez de l’affaire des sushis. Le 23 mai 2004, 2,3 millions de francs sont dépensés en sushis lors d’une soirée orange à la présidence du pays. Mais il perd les élections et Oscar dépose une plainte… Conséquence : Gaston Flosse est condamné, d’abord en février 2009, puis, le 24 septembre 2009, en appel, Gaston Flosse est condamné à un de prison avec sursis, 2 millions de Fcfp d’amende et surtout un an d’inéligibilité. GF et ses avocats ont engagé un pourvoi en cassation. Et c’est donc ça qu’on attend : la décision de la cour de cassation.
Là, ça se complique. Il y a une loi en France, qui dit la chose suivante, en substance : Toute personne condamné à une peine d’inéligibilité pour détournement de fonds public est rendue inéligible pour cinq ans automatiquement. Evidemment, l’avocat de Gaston Flosse juge qu’une peine automatique, c’est contraire à la Constitution française. Il a donc déposé auprès de la cour de cassation une demande de recours auprès du conseil constitutionnel…
La nuit prochaine, et c’est ce que nous expliquent les Nouvelles de Tahiti, la cour de cassation doit donc commencer par dire si oui ou non, elle accepte ce recours constitutionnel contre cette loi automatique. Les Nouvelles ce matin semblent savoir que ce devrait être un refus. Et que dans la foulée, comme piquée au vif par cette tentative de gagner du temps, la cour de cassation pourrait juger l’affaire sur le fond, et décider du sort de Gaston Flosse à 14h à Paris, donc à 2h du matin… Alors que c’était prévu pour le mois de juin initialement.
L’enjeu pour le Vieux Lion est énorme : la déchéance des tous ses mandats et cinq années d’inéligibilité. Ils ne sont pas si bons que ça, les sushis de Gaston !
A la une de la Dépêche de Tahiti, c’est un autre vieux de la vieille : Emile Vernaudon qui pourrait faire son retour. La Dépêche de Tahiti fait la liste de toutes les hypothèses imaginables pour que Emile Vernaudon retrouve son siège de tavana. Il en faut onze qui démissionnent en bloc pour provoquer des élections municipales anticipées…
On attend ça avec impatience !

