La revue de presse du 19 avril 2010
Ca fume encore à la une de vos journaux. Le volcan islandais au nom à ne pas prononcer à la radio continue d’émettre son énorme nuage de cendre qui recouvre l’Europe, empêche les avions de décoller et perturbe le programme des vols jusqu’à Los Angeles et Tahiti. 2000 passagers restent en souffrance, titrent les Nouvelles de Tahiti.
Le directeur d’exploitation d’Air Tahiti Nui est interviewé par les Nouvelles. Stéphane Chanu explique que « le coût sera faramineux pour ATN et que ce n’est vraiment pas le bon moment. C’était un gros week-end de retour de vacances en plus. » Stéphane Chanu précise qu’ATN prend en charge les frais des hôtels pour les passagers bloqués et qu’il aimerait que les hôteliers partagent les frais. »
Petite pointe d’ironie chez le délégué régional d’Air France Jean Chassaing : « Comme les hôtels ont de la place en ce moment, ça ne pose pas de problème, ils continuent leur séjour. » Et lui dit que Air France n’est « pas forcément capable de gérer la prise en charge des hébergements des passagers en attente, même à Los Angeles, d’autant plus que le nombre est en augmentation constante… » Et il demande à ceux qui ne sont pas encore partis, de ne pas partir. Et ceux qui ne prennent pas l’avion seront par contre remboursés par Air France, promet Jean Chassaing dans les Nouvelles de Tahiti.
Evidemment, les passagers bloqués râlent. C’est notamment dans la Dépêche de Tahiti. Ces courriers des lecteurs qui racontent qu’on leur a dit samedi matin qu’il y aurait un vol entre LA et Paris, mais qu’arrivé à LA, il n’y en avait pas…
Il est vrai que l’information des passagers a tardé à devenir cohérente. Une ligne verte pourrait être mise en place aujourd’hui, alors que la reprise progressive est annoncée en Europe… Il est grand temps…
Cette pirouette des Nouvelles de Tahiti qui ne peuvent pas s’empêcher de transformer cette éruption volcanique en métaphore politique. Assis sur un volcan, Gaston Tong Sang a forcément aujourd’hui très chaud à son postérieur, écrit Muriel Pontarollo. Et Munoz dessine les quatre leaders GTS, Flosse, Bouissou et Temaru en train de cuire dans le cratère du volcan. Fallait y penser !

