La revue de presse du 9 avril 2010
"Résumons nous : ta majorité est minoritaire, en majorité ? Et ça devient une mijorité manoritaire en quelque sorte, tu m’suis ?" C’est P’tit Louis qui nous fait du Raymond Devos ce matin.
Alors les journalistes ne savent plus comment prendre ça. Faut-il continuer de raconter l'actualité sérieusement ? C’est "pathétique", titre la Dépêche ce matin. "Il devient difficile d’excuser la pantalonnade qui s’est jouée hier dans l’hémicycle au moment de l’ouverture de la séance administrative", écrit Bertrand Prévost.
Les Nouvelles de Tahiti ont choisi un titre choc : "Les Guignols de Tarahoi", avec cette caricature signée Munoz qui reprend le générique des célèbres Guignols de l’info de Canal+. "Jusqu’au bout du ridicule. On est tombé un peu plus bas encore hier à l’assemblée. C’est le grand bazar et ils nous remettent ça aujourd’hui."
Les interviews des politiques dans les Nouvelles : "Nous sommes venus en renfort par rapport à un accord qui a été donné", dit Sandra Levy-Agami, qui a l’air toute contente de ses discussions avec To Tatou Ai’a et le Tahoera’a.
Il y a René Temeharo qui joue à cache-cache avec les questions du journaliste :
"Avez-vous un candidat ?
-Pourquoi vous insistez sur cette question ?
Qu’est-ce qui bloque l’élection ?
-Il faut une majorité !
Certains disent que Gaston Flosse ne fait pas l’unanimité dans la majorité ?
-C’est vous qui le dites !
Pourquoi vous n’avez pas procédé au vote alors ?
-Il vaut mieux attendre que tout le monde soit là…"
Armelle Merceron se fait énigmatique : "Les enjeux sont énormes pour l’UDSP, le To Tatou Ai’a et le Tahoeraa. Nous on est au milieu."
Finalement, c’est Thilda Füller résume le mieux la situation. "C’est lamentable", dit-elle. Et je souligne que trois représentants seulement ont été à l’heure, présents dans l’hémicycle toute la journée et attendant leurs collègues. Thilda Füller, Philip Schyle et Chantal Galenon.
Gaston Tong Sang a une phrase assez culottée : "Il faut qu’on arrête de penser à nous-mêmes." Et la double page consacrée à l’analyse du discours de Gaston Tong Sang se trouve placée juste à côté d’une publicité pour une chaise pour enfants ! Comme si c’était fait exprès…

