La revue de presse du 8 avril 2010
Le SOS de P’tit Louis, le dessinateur de la Dépêche de Tahiti. « Est-ce que vous pourriez s’il vous plaît monsieur le pérésidont de la république, dissoudre cette assemblée de truands pour le bien-être du péi maohi ? Merci ! »
En face, dans les Nouvelles, Munoz dessine un perchoir sur lequel lorgne un Vieux Lion. Et puis la majorité et l’opposition qui sont en train de scier la branche sur laquelle est assis une espèce de pigeon, qui tire un tronche de douze mètres de long.
En tout cas, la Dépêche est allée voir le bureau de Philip Schyle à la présidence de l’assemblée pour constater que les cartons sont déjà faits.
Je vous ai trouvé la petite phrase du jour. Elle est signée Clarenntz Vernaudon dans les Nouvelles de Tahiti. « Fernand et moi on est non inscrit. Nous ne sommes pas des girouettes et nous n’avons pas de sucette. Si on nous embête, c’est parce qu’on est les meilleurs. »
Il y en a un autre qui se croit meilleur : c’est Temauri Foster, qui a réussi un truc formidable, se mettre à dos d’un seul coup d’un seul, l’ensemble de la corporation des professionnels de la perliculture. Le problème c’est qu’il est ministre des ressources.
Le syndicat des petits et moyens perliculteurs dénonce depuis une semaine la mainmise du politique sur la filière, la mauvaise gestion à la nouvelle Maison de la perle. Réponse de Temauri Foster : « Nous avons laissé les professionnels gérer ce secteur avec le GIE Perles de Tahiti pendant plus de dix ans. Nous connaissons le résultat. » Ca c’est diplomatique ! Bon courage pour la réforme de la perliculture, maintenant. En golf, on appelle ça un Air Shot. Un coup foireux…

