La revue de presse du 16 mars 2010
Haddad-Flosse, la confrontation, titrent ce matin les Nouvelles de Tahiti. C’est le retour de l’affaire OPT dans l’actualité. L’ancien homme fort du pays et le patron du groupe 2H se retrouvent aujourd’hui face à face devant les juges d’instruction. Il s’agit à nouveau de comparer leurs versions sur l’utilisation des fonds versés par Hubert Haddad à Gaston Flosse. A quoi ont servi les enveloppes : à financer le Tahoeraa, ou alors à payer les pensions alimentaires de Gaston Flosse… Page 5 dans les Nouvelles de Tahiti, une petite brève dans un coin, où l’on apprend que Melba Ortas, la secrétaire particulière de Gaston Flosse, a été placée en garde à vue hier soir. Interrogée par les gendarmes sur une « nouvelle affaire », semblent croire les Nouvelles, qui n’en savent pas plus. Aucune information n’a filtré.
La une de la Dépêche maintenant. Encore une fois, d’une violence inouïe. Avec le témoignage de Martine, agressée par son voisin le week-end dernier. C’est de la folie. Elle a reçue deux coups de coupe-coupe dans la tête. Le premier dans la tempe, l’autre sous l’œil, qu’elle a failli perdre. Et elle raconte tout cela depuis son lit d’hôpital, où la Dépêche est allée la trouver.
Un peu plus loin, dans la page consacrée à Raiatea, la Dépêche parle du proviseur d’un lycée professionnel qui s’élève contre les combats de rue. Philippe L’Eglise a convoqué les gendarmes, les policiers pour les informer de la violence de plus en plus fréquente aux abords de son établissement… La Dépêche raconte que les collégiens s’envoient des SMS pour se donner des rendez-vous et sa battre à la sortie... Façon Fight Club !
Le premier jour du procès des ex-PNC d’ATN est dans vos journaux ce matin. Journaux qui sont unanimes : beaucoup de bruit pour pas grand-chose. « La montagne accouche d’une souris », titre la Dépêche de Tahiti. « Le premier jour d’audience n’a pas permis de mettre à jour l’organisation d’un réseau au sein de la compagnie. »

