La revue de presse du 9 mars 2010
Mita Teriipaia se prend les pieds dans le pandanus, titre la Dépêche ce matin. Mita Teriipaia, c’est le Brice Hortefeux polynésien.
Ca se passe samedi dernier à Bora Bora. Mita Teriipaia, ministre de la culture, participe à une réunion pour faire le point sur les dégâts du cyclone. Comme Mita Teriipaia est aussi patron d’une entreprise de production de pandanus à Anau, un hôtelier met sur la table la pénurie de pandanus...
Réponse de Mita Teriiapaia, selon la Dépêche de Tahiti. Et là, j’ouvre les guillemets : « T’es qui toi ? Qu’est-ce que tu fous là ? Quand est-ce que vous partez ? Le pandanus, c’est nous qui l’avons décidé. C’est comme ça. »
Les hôteliers ont quitté la réunion, fâchés. D’autres ministres étaient présents à la réunion. Et puisque Mita Teriipaia n’a pas voulu répondre aux journalistes hier, c’est un autre ministre qui a répondu à sa place. Steve Hambline, ministre du tourisme, présent à la réunion et qui se désolidarise dans les Nouvelles de Tahiti : « Mita Teriipaia a parlé en son nom, pas au nom du gouvernement. »
Ce monsieur est en théorie ministre de la culture. Les Nouvelles rappellent une autre petite phrase signée Mita Teriipaia. C’était le jour de sa nomination. Il avait dit : « Je ne vous cache pas que je n’ai aucune idée pour le moment. » Ca se voit !

