Ca explose, titre ce matin la Dépêche de Tahiti. C’est Jean-Christophe Bouissou qui a explosé hier à l’assemblée. Alors ce matin, on en retrouve des petits morceaux partout. C’est pas bien joli.
Donc Jean-Christophe Bouissou n’est pas content que GTS cède aux exigences de Gaston Flosse pour la modification du budget. « C’est lui qui vous marche dessus le soir, qui tous les jours vous plante un couteau dans le dos. Et c’est celui à qui vous dites amen. Montrez que c’est vous le chef ! », a dit JC Bouissou. Et il a continué : « Vous ferez votre prochain budget seul. Vous êtes isolé et incapable d’être visionnaire. Votre partenaire en réalité, c’est Judas. Vous êtes dans un guêpier monstre. »
Le président du pays a accusé le coup puis a répondu, selon la Dépêche de Tahiti : « Jean-Christophe, tu as oublié, mais TTA a voté pour toi contre l’avis du Tahoeraa. C’était un acte courageux. » Ca n’a pas convaincu Bouissou, qui a coupé le cordon : « Maintenant qu’on en est arrivé à ce point-là, mon cher Gaston, je vous dis, c’est fini, débrouillez vous ! »
A lire dans les Nouvelles de Tahiti : la démission de Jacques Derue. Le journal croit savoir que le directeur général de l'établissement d'aménagement et de développement (EAD) est fatigué. Un dernier collectif qui sucre 583 millions de Fcfp à l'EAD, une crise avec la SMPP, une commande publique quasiment nulle dans le bâtiment. De guerre lasse, Jacques Derue a décidé de démissionner de son poste.
Et puis le vibrant appel du maire de Napuka, dans la Dépêche de Tahiti. Le cri d’alarme face à la montée des eaux. Taurai Puarai, tavana de cet atoll de 315 habitants, a demandé hier aux maires des Marquises d'accueillir sa population si son atoll est submergé...
Le conciliabule entre les deux Gaston. C’est « Je t’aime, moi non plus », selon les Nouvelles de Tahiti qui en font leur une. Hier, donc, Gaston Tong Sang et Gaston Flosse ont trouvé un accord pour que le collectif 4 soit voté. Le financement des mesures de relance proposées par Teva Rohfritsch sera divisé par deux. Et le journal explique que, comme le président ne peut pas se permettre un vote contre le document budgétaire, le sénateur se complaît dans la position du maître du jeu. Tu parles d’un roman.
Les maires cherchent des sous, vous le savez. Ils sont réunis au congrès des maires et ils ont passé la journée d’hier à faire la liste des idées pour augmenter les recettes des mairies : reverser les contraventions aux communes, déplacer certains impôts comme l’impôt foncier. Objectif : renflouer les caisses pour financer tous les projets à venir.
Il n’y a pas que les tavanas qui ont besoin d’argent… Mathieu Kassovitz aussi, pour son film, l’Ordre et la moral. Les Nouvelles de Tahiti nous informent ce matin que le réalisateur a demandé au pays la mise à disposition de la flottille administrative mais pour l'instant ça coince au niveau de la facture. Mathieu Kassovitz qui arrive ce week-end.
A la une de la Dépêche de Tahiti, une série d'incendies. Celui de l'immeuble Kuo Min Tang hier matin. Heureusement , pas de victimes, mais des souvenirs perdus à jamais, titre le journal. Autre information, le jeune homme qui avait mis le feu volontairement au fare de sa famille début juillet à Mahina a été condamné hier à un an de prison ferme et un an de prison avec sursis.
A lire enfin dans la Dépêche de Tahiti. Edouard Fritch et Oscar Temaru au Vanuatu. Oscar se déplace à ses frais, dit P'tit Louis ce matin... sur un argent durement gagné à l'assemblée !
250 millions pour la SMPP. C’est la une ce matin de la Dépêche de Tahiti. Cette décision du tribunal administratif qui a ordonné hier à l’EAD, l’établissement d’aménagement et de développement, de payer une provision à la SMPP au titre de la dette contractée sur le chantier de l’hôpital du Taaone.
Et donc en une du journal, Robert Bernut est en train d’expliquer cette décision à ses employés, à la sortie du tribunal, avenue Bruat.
Employés qui vont pouvoir être payés. Formidable. Mais le patron continue de réclamer, non pas seulement 250 millions de Fcfp, mais 346 millions de Fcfp au total. Il veut que le président du pays trouve une solution pour payer l’intégralité de la dette contractée sur le chantier du nouveau CHPF.
Ce matin, les Nouvelles saisissent cette occasion pour faire le point sur un serpent de mer : quand ouvrira donc l’hôpital du Taaone ? « Question à 100 balles ! Même plus, répond Jules Ienfa, le ministre de la santé. En fonction des informations fournies par l’EAD, le maître d’ouvrage, nous espérons l’ouverture pour septembre. On n’a jamais été aussi près, disent ce matin les Nouvelles de Tahiti. Mais il y a un problème, c’est que dans l’interview ce matin, Jules Ienfa parle de septembre-octobre 2011, alors que les Nouvelles écrivent septembre-octobre de cette année. Mais bon, on n’est pas à un an près !
Les Nouvelles rappellent qu’il s’est passé 17 ans depuis l’inscription d’un nouveau centre hospitalier dans le Pacte de progrès, le 15 janvier 1993. Le chantier avait débuté en 2001. A l'époque on parlait d'une ouverture en 2005 !
Le dessinateur des Nouvelles, Munoz s'amuse : "17 ans de gestation, ce n'est pas un peu beaucoup, docteur ?" demande une dame avec un ventre énorme. "Pas encore à terme, madame, patience", lui répond le docteur ! Pourtant, il est temps qu'elle accouche...
Un cadavre repêché à Taapuna, titrent ce matin à la une les Nouvelles de Tahiti. Il a été découcert hier matin par des habitués des lieux qui circulaient en bateau. Il était habillé, chaussé et portait ses papiers sur lui. Les gendarmes ont donc pu l'identifier rapidement. Il s'agit d'un métropolitain de 51 ans, qui vivait sur un bateau dans la marina Taina. Les gendarmes enquêtent sur les circonstances de sa mort, nous expliquent les Nouvelles de Tahiti.
Mais qu’est-ce que c’est toutes ces boîtes d’allumettes à la une de la Dépêche de Tahiti ? Une plaque tournante démantelée aux Raromatai. C’est Huahine qui arrosait Tahiti de plusieurs millions de Fcfp de pakalolo. Les policiers du groupe d’appui judiciaire et les hommes du groupe d’intervention régional chargé de lutter contre l’économie souterraine, ont frappé un grand coup cette semaine. Au terme de plusieurs semaines d’enquête, les forces de l’ordre s’acharnent à démanteler depuis vendredi l’un des plus prolifiques réseaux de revente de pakalolo en Polynésie française.
Des producteurs à Huahine aux revendeurs en gros à Tahiti, en pasant par de plus petits dealers, dix suspects se trouvent actuellement en garde à vue. La drogue a été détruite, les biens des trafiquants saisis et leurs comptes bancaires gelés.
La Dépêche résume ce coup de filet en quelques chiffres :
10 suspects en garde à vue
16 perquisitions depuis jeudi
2 armes à feu saisies
3500 pieds de paka découverts dans une plantation de Huahine
4 millions de Fcfp saisis, en billets ou en boîtes d’allumettes prêtes à être vendues.
Les enquêteurs estiment qu’en 4 ans, ce trafic aurait généré des dizaines de millions de Fcfp de bénéfice.
Cette triste histoire à la une de la Dépêche. Daniel Terooatea mort pour un vini. Daniel Terooatea était un diacre âgé de 66 ans, il était aussi un ancien conseiller municipal de Punaauia. Samedi après-midi, sur la plage du PK18, il a été agressé pour son téléphone portable. Son agresseur l’a roué de coups. Daniel Terooatea a perdu connaissance. Et quand il est revenu à lui, au lieu d’aller aux urgences, il est rentré chez lui, où il est décédé dans son lit d’une hémorragie interne. Ca c’était samedi. Depuis, l’agresseur présumé a été identifié. Il a été placé en garde à vue hier matin. Il devrait être présenté aujourd’hui au juge d’instruction puis au juge des libertés et de la détention en vue d’un possible placement en détention provisoire. Il risque 15 années de prison pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Mort pour un téléphone, titre la Dépêche ce matin.
La une des Nouvelles de Tahiti est consacrée à la desserte des Raromatai. Le Tahiti Nui 1 sera prêt pour le 6 août, annonce le journal. Le dossier est finalisé. Reste à le présenter aux armateurs et à le faire approuver par le prochain conseil des ministres. L’aller simple Papeete-ISLV a été fixé à 8000 Fcfp. Mais il faudra deux fois plus de temps qu’avec le King Tamatoa. Il n’y aura qu’un seul aller-retour par semaine. Et il sera impossible de transporter des véhicules. Bref, ça n’a pas grand-chose à voir avec le King Tamatoa.
La Dépêche de Tahiti nous annonce le retour des baleines. Chouette, des photos de baleines ! Même pas. Non, c’est simplement que des baleines ont été vues à Moorea, à Arue… Il n’y a pas de photo dans le journal, mais on sait qu’elles sont là. Michael Poole explique dans la Dépêche que, même si on a l’impression qu’elles sont en retard, eh bien non, elles ne sont pas en retard tout est normal. Les baleines, ce n’est pas comme le métro, elles font ce qu’elles veulent. Au passage, on apprend que ce spécialiste des mégaptères estime que plus de 2200 individus fréquentent les eaux polynésiennes… Alors si vous voyez une baleine en bateau, vous savez ce qu’il faut faire : réduire sa vitesse à trois nœuds, ne pas s’approcher à moins de 50 mètres, et ne jamais bloquer la baleine contre le récif… Soyez prudents, profitez du spectacle, et prenez des photos !!
Gaston Flosse nous refait le coup de Tahiti Nui, titrent ce matin les Nouvelles. C’était mardi au départ de la pirogue O Tahiti Nui Freedom. « Vous naviguerez tout en sachant qu’Oscar Temaru et moi sommes à vos côtés », a déclaré le sénateur Flosse, après avoir rappelé que le souhait commun de Gaston Flosse et Oscar Temaru que la Polynésie française change de nom et devienne Tahiti Nui. Les amis, on est reparti pour un tour de passe-passe merveilleux (enfin avec eux c’est plutôt vermeil que merveille, mais bon).
Donc ce matin les Nouvelles de Tahiti consacrent un dossier à cette nouvelle déclaration de Gaston FLosse. Et quelques réactions, comme celle de Jean-Christophe Bouissou, qui y est « fermement opposé », celle de Nicolas Bertholon qui pose un question : « Si le nom de la Polynésie change, ça va donner de la nourriture à la fin du mois ? »
Et puis il y a aussi Edouard Fritch qui dit que ce n’est pas l’urgence du moment. Edouard Fritch qui a choisi son camp selon les Nouvelles de Tahiti. Et c’est le camp de Gaston Tong Sang qu’il défend.
Dans le dessin de Munoz, on voit donc Gaston Flosse tout seul sur son motu Tahiti Nui.
Ptit Louis a un autre genre d’humour. Il écrit : « Président parle de gamineries à propos de l’opposition. Je trouve qu’il est très très poli. »
La une de la Dépêche sur le congrès des maires de Polynésie la semaine prochaine. Les maires qui s’inquiètent des diminutions des rentrées d’argent dans les caisses des communes, et en même temps de l’augmentation des responsabilités qui leur incombent.
Dans la Dépêche de Tahiti, aussi, cette étude scientifique réalisée par Agnès Benett, biologiste de la mer, qui a fait le tour de l’île sœur en kayak, et qui a comparé ses observations avec la même étude de 1993 et 2001. Selon elle, 53% du littoral de Moorea aurait été modifié par l’homme depuis 1993. C’est-à-dire que plus de la moitié du littoral naturel (plages, récif frangeant…) a été remplacé par des murets, des pontons, des constructions, etc. A méditer !
Allez, plus réjouissant, vous ouvrez les Nouvelles de Tahiti à la page 11. Je vais vous donner faim, quoi que pour le petit déj, c’est pas top. C’est le portrait de Samir Zahour qui vient d’ouvrir à Vaiete une roulotte kebab. Et le hasard fait que j’y ai goûté hier soir.
Pour ceux qui ne connaissent pas, le döner kebab est une spécialité du moyen-orient à base de viande, de mouton ou de veau, cuite sur une broche verticale et coupée en fines lamelles. Rien que voir ça, c’est un spectacle. Et on mange ça dans un pain cuit avec frites, salade, tomate, oignon, et une délicieuse sauce blanche ou épicée… C’est un vrai régal. En plus ça vous remplit l’estomac pour la semaine. Ca s’appelle Api Kebab. C’est ouvert de 18h à 3h30 du mardi au dimanche soir en plein milieu de la place Vaiete. Courez-y !
Le coup de gueule du président, titre la Dépêche de Tahiti à la une. Gaston Tong Sang défie l’opposition. Les journalistes l’interrogeaient hier sur ce qu’il pense des modifications du budget proposées par l’UPLD et le Tahoeraa. UPLD et Tahoeraa qui sont majoritaires à l’assemblée et qui font un peu ce qu’ils veulent dans l’hémicycle, au nez et à la barbe du gouvernement.
GTS s’est fâché hier : « Eh bien qu’ils prennent le gouvernement. Qu’ils déposent une motion de défiance et qu’ils viennent gérer le pays à ma place. Je ne demande pas mieux. Qu’est-ce qu’ils attendent ? »
Tout rouge, il était, notre petit président. Je le cite, encore : « Tout le monde veut jouer au grand cœur, au social. Bon sang de bonsoir, il y a 800 millions de réserves à l’assemblée, si on veut faire du social, donnons 200 milllions des réserves de l’assemblée, diminuons-y les dépenses. On pourra dire c’est grâce à l’assemblée qu’on a sauvé le RSPF. Ils pourront le répéter partout. Il faut arrêter ces gamineries. »
Vous voulez voir ce que ça donne quand Gaston Tong Sang se fâche ? Jetez un coup d’œil sur la page 3 des Nouvelles de Tahiti. Tong Sang avec des gants de boxe et un petit short. Il s’excite sur place. Il remue ses petits poings en disant à Flosse et Temaru : « Allez ! Venez ! Je vous prends tous autant que vous êtes ! »
A vendre ! Le Royal Tahitien rejoint la liste des hôtels du fenua à vendre, affirment ce matin les Nouvelles de Tahiti à la une. Mise à prix : un milliard de Fcfp, alors qu’une agence l’avait estimé à 1,7 milliard. C’est la crise : « On est revenu à un niveau plus raisonnable vu les circonstances », explique un agent immobilier aux Nouvelles de Tahiti. Quoiqu’il en soit, le RT devra rester un établissement à vocation touristique. Dans son plan général d’aménagement, la mairesse de Piare Béatrice Venraudon veut en faire un espace d’utilité touristique.
Autre information : un bâtiment du Radisson à Arue est en vente depuis un mois. Un deuxième pourrait être mis en vente d’ici la fin de l’année. Ca va être le moment d’acheter…
Un prince à la présidence, titre à la une la Dépêche de Tahiti. Al-Waleed Bin Talal, l’une des plus grandes fortunes du monde, a été reçue hier par Gaston Tong Sang. Il y avait aussi sa compagne, « telle la célèbre héroïne des Mille et une nuits, Shéhérazade, elle a charmé avec toute la grâce et la beauté d’un conte de l’Orient magique »… ! Les journalistes de la Dépêche sont amoureux ?
Bon les princes et les princesses, c’est dans les histoires pour enfants. En fait, ce Al-Waleed Bin Talal, il a du pognon qui débordent de ses poches : sa fortune vaut trois fois et demi le PIB de la Polynésie française. Il terminait ses vacances à Bora Bora, il était venu voir, comme il dit, son hôtel à Bora Bora, le Four Seasons, et Gaston Tong Sang l’a donc invité à la présidence histoire de voir si y’aurait pas moyen qu’un petit billet tombe de ses valises… C’est ce que nous expliquent les Nouvelles de Tahiti, avec une photo de Gaston Tong Sang offrant un cadeau à Madame Bin Talal. « On ne sait jamais, écrivent les Nouvelles, en cette période de vache maigre, la Polynésie ne rechignerait pas à un projet princier, même un petit projet, voire un tout petit projet, et même un minuscule… »
Alors si il ne sait pas quoi faire de son argent, le prince saoudien, eh bien il y a une idée à la une des Nouvelles de Tahiti, pour jeter de l’argent par les fenêtres. La construction d’une nouvelle maison de la perle, un nouvel immeuble au rond point Jacques Chirac à la place de l’ancien dancing Pitate. Projet qui coûterait 900 millions de Fcfp et qui est déjà dans les tuyaux. Sauf que ce projet très coûteux est loin de faire l’unanimité. Certains professionnels estiment que, déjà, l’actuelle maison de la perle fait doublon avec le service de la perliculture et qu’on ferait donc mieux d’économiser cet argent…
Grand rassemblement à la une de la Dépêche de Tahiti, c’est le 126e synode de l’Eglise protestante ma’ohi. Le culte d’ouverture a eu lieu hier à la salle omnisports de Tautira.
Et la Dépêche de Tahiti écrit que « les croyants ont soulevé la question du réchauffement climatique du point de vue de la foi. Chaque être humain, en tant que garant de la création de Dieu, se doit d’être interpellé par les modifications environnementales ». L’auteur de l’article de la Dépêche ne cache pas sa spiritualité. Elle nous dit que ce thème est tiré du livre d’Esaïe, chapitre 5, verset 12 : « Mais ils ne prennent point garde à l’œuvre de l’éternel et ils ne voient point le travail de ses mains… » Si elle le dit...
Autre rassemblement à la une des Nouvelles de Tahiti. Un rassemblement plus laïque. Le congrès des maires qui se prépare. Ce sera la semaine prochaine, du 2 au 6 août à Punaauia. Les représentants des communes seront rassemblés. Communes qui ploient sous le poids des compétences, écrivent ce matin les Nouvelles de Tahiti dans un dossier complet qui rappelle une sorte de calendrier : en 2011 une fonction publique communale doit être mise en place, le 1er janvier 2012 toutes les communes devront passer au contrôle de légalité à posteriori, c’est-à-dire que le haut-commissariat contrôlera leurs décisions seulement après publication, le 1er janvier 2012 toutes les communes devront collecter et traiter les déchets ménagers, le 1er janvier 2016 toutes les communes devront distribuer de l’eau potable, et le 1er janvier 2021, dans dix ans, toutes les communes devront avoir un système d’assainissement des eaux usées. Beaucoup de dossiers à gérer. Certains maires s’inquiètent, comme Etienne Tehaamoana, tavana de Hiva Oa : « On dirait que l’Etat et le Pays se débarrassent de certaines compétences », dit-il.
Gaston Tong Sang distribue les promesses. Il a promis 286 millions de Fcfp à la SMPP dès ce matin. Les Nouvelles nous expliquent ce matin que le pays doit solliciter une avance auprès de la Socredo ce matin, et inscrire ces 286 millions sur le prochain collectif budgétaire. La SMPP est cette société qui réclame 900 millions de Fcfp pour le retard pris sur le chantier de l’hôpital. Et comme les salariés manifestaient hier devant les grilles de la présidence, Gaston Tong Sang a bien été obligé de signer un chèque.
Et puis bonne nouvelle : la réunion pour la réforme de la PSG a eu lieu hier, dites donc ! Tout le monde était à l’heure au rendez-vous. Et la Dépêche de Tahiti nous raconte que les pharmaciens auraient pris des engagements à hauteur pour l’instant de 3% de baisse. Idem pour les professions comme les kinés, les dentistes, les orthophonistes… Les syndicats de salariés et de patrons semblent eux aussi d’accord sur l’inévitable, à savoir la baisse du ticket modérateur, donc du remboursement des médicaments et des prestations de santé. Mais ça coince toujours avec les médecins libéraux qui ne voudraient toujours pas baisser leurs tarifs. Une baisse de 7%, soit 250 Fcfp par acte médical, est à l’étude. La prochaine réunion est prévue le 6 août.
Quant au déficit de la CPS, il devrait être comblé par le pays, qui ne sait toujours pas comment, mais GTS a dit que le pays s’en occupera. C’est encore une promesse de Gaston Tong Sang.
Mathieu Kassovitz débarque. Action ! C’est le titre ce matin des Nouvelles de Tahiti qui expliquent que la Nouvelle-Calédonie a donné son accord. Le tournage de L’Ordre et la morale, sur les événements d’Ouvéa, va démarrer en Polynésie française le 30 août, pour une durée d’environ deux mois. Les prises de vue devraient commencer à Anaa. En urgence, le quai de l’atoll a spécialement été restauré pour amener le matériel. Les autres scènes se dérouleront principalement sur Tahiti et Rurutu.
Et ce matin, Munoz dans les Nouvelles dessine un clap avec le réalisateur Kassovitz qui dit : « Action ! » Et devant lui, trois petits bonshommes qui ont l’air de ne pas comprendre, Tong Sang, Temaru et Flosse. Qu’est-ce qu’il veut dire par « Action » ?
Toakura, premier prix de ori. C’est le vainqueur de Heiva qui fait la une de la Dépêche ce matin. Avec l’autre grand vainqueur : le groupe Fare Ihi Huahine qui a raflé le 2e prix en danse, le meilleur orchestre création, le meilleur orchestre patrimoine, le meilleur costume, et encore le meilleur ute paripari, etc. Et Tamarii Papeari qui remporte deux prix en chants.
Enfin, j’aperçois dans les photos de la soirée dans la Dépêche de Tahiti un magnifique tamure dansé par Sophie Colrat, l’épouse de Monsieur. Eh oui, nous sommes tous passés par là…
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