le flash international du mercredi 8 septembre 2010
Le parlement européen se mêle de l’affaire Ashtiani. Alors que plusieurs pays tentent d’intercéder auprès des autorités iraniennes pour sauver Sakineh de la lapidation à laquelle elle a été condamnée, la polémique vient de prendre une dimension supérieure avec l’intervention des députés européens. Ces derniers ont voté aujourd’hui une résolution contre la politique de l’Iran en matière de justice, résolution adoptée à 659 voix pour et une seule voix contre. Et par ce vote, le Parlement déclare que la mort par lapidation est inacceptable et injustifiable quels que soient les faits reprochés au condamné. En outre, le parlement européen demande officiellement à Téhéran d’interdire dorénavant la lapidation, ainsi que d’abolir la peine de mort en Iran. La justice iranienne est également sommée de réformer son code pénal afin d’y supprimer toute sanction contre l’adultère et l’homosexualité.En France, la politique sécuritaire du gouvernement est désavouée par la majorité des français. C’est ce que révèle un sondage du Nouvel Observateur dévoilé aujourd’hui. 55 % des personnes interrogées estiment que les mesures prises à l’encontre des Roms et des immigrés sont non conformes aux valeurs de la République. Une opinion plus largement répandue chez les personnes diplômées et la classe aisée de la société, ainsi bien sûr que chez l’électorat de gauche et plus globalement les sympathisants de l’opposition. A contrario, les chiffres révèlent que ce sont les retraités et les personnes ayant un niveau d’études inférieur au Baccalauréat qui se déclarent le plus satisfait par le tour de vis sécuritaire de Nicolas Sarkozy. L’enquête révèle également que 42 % des français sondés pensent que cette politique gouvernementale vise avant tout à séduire les militants d’extrême droite.
Nicolas Sarkozy propose des amendements au projet de loi sur la réforme des retraites. Après les manifestations de mardi qui ont vu défiler au moins un million de personnes dans les rues pour protester contre cette réforme, le président de la République accepte de faire quelques concessions sur les longues carrières, ainsi que sur la pénibilité de certaines professions. Ainsi il propose que l’âge du départ à la retraite soit maintenu à 60 ans pour les travailleurs ayant entamé leur carrière avant l’âge de 18 ans et cumulant toutes les années de cotisations requises. Par ailleurs, la retraite à 60 ans sera toujours possible également pour les agriculteurs, ainsi que pour les employés présentant un taux d’incapacité au travail d’au moins 10 %. Des avancées jugées insuffisantes par l’ensemble des syndicats, qui exigent une refonte totale du texte de loi. Et l’intersyndicale vient d’ailleurs d’annoncer une nouvelle journée de grève et de manifestations programmée le 23 septembre prochain.

