Thibault Cousin (journaliste)

Ça me gêne d’avoir à parler de moi. C’est pourquoi je vais tenter d’aller à l’essentiel. J’ai débarqué à Tahiti à la rentrée 1998, dans les bagages de mon paternel. J’ai fait mon parcours universitaire ici et je ne le regretterai jamais.

Ce furent 3 années agréables, tant au niveau de l’ambiance sur le campus que sur le plan de la réussite. Ce n’est qu’une fois ma licence en poche que ça a commencé à se gâter pour moi. Comme beaucoup de jeunes aujourd’hui, je ne savais pas quoi faire de mon avenir et je n’étais franchement attiré par aucune filière.

Par défaut, j’ai donc pris la voie classique de l’enseignement. J’ai d’abord essayé le CAPES, puis le professorat des écoles. Ce qui m’a définitivement vacciné contre ce milieu. L’IUFM m’a tellement terrifié que j’ai abandonné la prépa au CAPES au bout de 15 jours ! Et puis la chance m’a enfin souri, par le biais d’une copine de ma mère à qui j’ai répondu au téléphone un matin. Elle travaille à RFO, et a de suite dit à ma mère que j’avais une voix pour faire de la radio. Et m’a de suite proposé de me faire passer un test à Radio Polynésie, qui à l’époque cherchait des pigistes pour les vacances d’été. Vu mes diplômes et mon cursus littéraire, j’avais effectivement le profil pour ce poste. Tout s’est enchaîné très vite. J’ai été pris, et voilà comment j’ai commencé ma carrière professionnelle. Tout ça grâce à quelques mots échangés au téléphone. Je ne suis donc pas un débutant dans la radio et dans le journalisme. J’ai passé 2 ans à RFO, où j’ai appris les bases du métier. Notamment grâce aux formateurs qui viennent régulièrement de métropole pour nous guider. Et aussi tout seul. Mais je n’étais que pigiste , alors quand Radio 1 m’a contacté pour me proposer un CDI, je n’ai pas hésité longtemps à accepter; Je suis resté un an et demi à Radio 1. Mais quand l’annonce pour le poste à NRJ est parue, la curiosité l’a emporté. . Tant mieux pour moi, car travailler à NRJ n’a heureusement pas grand chose à voir avec ce que j’ai connu jusqu’ici. Le ton décalé et détendu de la radio m’a libéré de la pression que l'on rencontre habituellement dans ce milieu. Et puis j’ai la liberté de travailler mes infos comme je l'entends. En gros, j’ai sincèrement l’impression que c’était NRJ qu’il me fallait. Et je le pense vraiment, ce n’est pas un discours convenu de ma part.

Ecoute NRJ !

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